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Alerte Entreprises NièvreArnaques, fraudes et vols : repérer, éviter, réagir

Commerce : faux billets, vols et vidéosurveillance, le guide du commerçant

Faux billets, vol à l'étalage et démarque inconnue, vidéosurveillance et affichage CNIL, faux moyens de paiement.

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Commerce : faux billets, vols et vidéosurveillance, le guide du commerçant

Un commerce qui encaisse des espèces ou reçoit du public cumule trois risques : le faux billet ou le paiement frauduleux, le vol à l'étalage qui nourrit la démarque inconnue, et le cambriolage ou le braquage. Ce guide rassemble, sujet par sujet, les réflexes qui limitent la perte et les règles à respecter pour la vidéosurveillance, avec un lien vers chaque guide détaillé.

Reconnaître un faux billet : la méthode TRI

La méthode officielle recommandée par la Banque de France et la Banque centrale européenne pour vérifier un billet en euros tient en trois gestes, résumés par l'acronyme TRI : Toucher, Regarder, Incliner. Toucher le papier d'abord, car un billet authentique est imprimé sur un papier ferme et légèrement craquant, avec des reliefs perceptibles au bout des doigts. Regarder ensuite le billet à la lumière, pour vérifier le filigrane et le fil de sécurité inséré dans le papier, deux éléments qui apparaissent par transparence sur toutes les coupures en euros. Incliner enfin le billet, pour observer les éléments qui changent d'aspect selon l'angle de vue, comme la bande holographique sur les petites coupures ou la pastille argentée sur les grosses.

Selon un communiqué de la Banque de France du 27 février 2026, 444 000 faux billets en euros ont été retirés de la circulation en 2025 en France, soit 20 % de moins qu'en 2024 où 554 000 faux billets avaient été retirés. Environ 80 % de ces contrefaçons portaient sur les coupures de 20 et 50 euros, celles qui circulent le plus dans les petits commerces, avec 14 contrefaçons par million de billets authentiques en circulation. Deux séries coexistent aujourd'hui : la première série, émise à partir de 2002, et la série dite « Europe », mise en circulation progressivement entre 2013 et 2019. Le billet de 500 euros conserve son cours légal mais n'est plus émis.

Marc tient une boulangerie à Nevers. Un client règle deux baguettes avec un billet de 50 euros dont le papier lui semble anormalement lisse. Plutôt que de l'accepter dans la précipitation, il l'incline vers la vitrine : aucun reflet holographique n'apparaît. Il explique poliment qu'il ne peut pas l'accepter et demande un autre moyen de paiement, sans accuser ni retenir le client.

Un faux billet reçu par erreur n'est jamais remboursé, quelle que soit la bonne foi du commerçant. La loi interdit aussi de le remettre en circulation : ce geste constitue lui-même un délit. Il doit être conservé sans être davantage manipulé, puis remis à la police, à la gendarmerie ou à une agence de la Banque de France.

CoupureCe qu'il faut vérifier en priorité
20 eurosCoupure la plus contrefaite avec le 50 euros : vérification systématique au toucher et à l'inclinaison
50 eurosCoupure la plus contrefaite avec le 20 euros, très utilisée pour les petits achats réglés en grosse coupure
100 et 200 eurosMoins fréquemment contrefaits mais montant unitaire élevé : vérification systématique recommandée
500 eurosToujours cours légal mais n'est plus émis : sa présence en caisse doit interroger

Que faire du faux billet une fois identifié

Face à un billet suspect, l'ordre des gestes compte autant que le diagnostic. Il s'agit d'abord de ne pas rendre la monnaie ni finaliser la transaction tant que le doute n'est pas levé, puis d'expliquer calmement au client la raison du refus sans l'accuser directement, car il peut lui-même être une victime qui a reçu ce billet sans le savoir. Si le client insiste ou devient agressif, la priorité reste la sécurité du personnel : il vaut mieux laisser partir la personne que provoquer un incident, en notant si possible une description ou l'immatriculation d'un véhicule.

Un billet déjà encaissé et identifié comme faux après coup doit être conservé intact avant d'être déposé au commissariat, à la gendarmerie ou dans une agence de la Banque de France. Celle-ci propose aux professionnels une formation gratuite à l'authentification des billets, d'une durée d'une heure trente à deux heures, dispensée par environ 200 formateurs sur le territoire, complétée par un module d'e-learning.

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Le réflexe qui sauve

Ne jamais finaliser une vente ni rendre la monnaie avant d'avoir appliqué la méthode TRI sur un billet de 20, 50, 100 ou 200 euros qui inspire le moindre doute. Une fois la transaction terminée, il est trop tard : le billet contrefait ne sera ni remboursé ni remplacé.

Stylos et détecteurs : ce qu'ils valent vraiment

Le stylo détecteur, vendu quelques euros dans le commerce, contient une encre à base d'iode qui réagit à l'amidon présent dans le papier ordinaire. Sur un billet authentique, imprimé sur un papier spécial en fibres de coton sans amidon, le trait reste incolore ou s'efface rapidement ; sur une photocopie, il devient sombre. Ce test ne contrôle qu'un seul indice et ne vérifie ni le filigrane, ni le fil de sécurité, ni les autres éléments propres aux billets en euros. Un faussaire qui utilise un papier sans amidon peut fausser le résultat.

Les détecteurs automatiques, plus onéreux, analysent plusieurs paramètres à la fois, comme les ultraviolets, les infrarouges ou le poids du billet. Ils apportent un contrôle plus complet que le simple stylo, mais aucun appareil ne remplace la vigilance humaine ni la méthode TRI, référence recommandée par la Banque de France et la BCE. Le commerçant garde la responsabilité de vérifier lui-même le billet.

Vol à l'étalage et démarque inconnue : définition et calcul

Le vol à l'étalage désigne le vol de marchandises commis dans un commerce ouvert au public, généralement par dissimulation d'un article dans un vêtement ou un sac, suivi d'une sortie sans passer en caisse. Juridiquement, il ne s'agit pas d'une infraction distincte : le code pénal le qualifie de vol simple, défini comme la soustraction frauduleuse de la chose d'autrui. Dissimuler un produit sans être encore sorti du magasin caractérise en principe une tentative, punie des mêmes peines.

La démarque inconnue correspond à l'écart entre le stock théorique, calculé à partir des achats et des ventes enregistrées, et le stock réellement présent lors d'un inventaire. Ce chiffre, exprimé en pourcentage du chiffre d'affaires, rassemble plusieurs causes : le vol à l'étalage, le vol commis par des salariés, les erreurs de caisse ou d'étiquetage, et la casse ou la péremption non toujours comptabilisée. Aucune statistique officielle publique ne permet de chiffrer précisément cette perte au niveau national ; les pourcentages qui circulent proviennent d'estimations de sociétés spécialisées, à mentionner comme telles plutôt que comme une donnée officielle.

Un calcul simple permet de suivre sa propre démarque : comparer le stock de départ additionné des achats et diminué des ventes enregistrées en caisse, avec le stock réellement compté lors d'un inventaire physique. L'écart obtenu, divisé par le chiffre d'affaires puis multiplié par cent, donne un pourcentage suivi dans le temps, rayon par rayon.

Cause de démarqueCe qu'elle recouvreParade principale
Vol à l'étalageClient qui dissimule un article et quitte le magasin sans payerAménagement du magasin, accueil actif, vidéosurveillance dissuasive
Vol interneSalarié qui détourne de la marchandise ou de l'argent en caisseSéparation des tâches, contrôles de caisse réguliers
Erreurs administrativesErreur de saisie, d'étiquetage ou de réception de commandeDouble vérification des livraisons, formation du personnel
Casse et péremptionProduits endommagés ou périmés non déclarés en démarque connueSuivi rigoureux des dates et déclaration systématique

Quelques parades simples limitent l'exposition d'un commerce de détail sans investissement lourd. Un accueil actif, où chaque client est salué dès son entrée, dissuade davantage qu'une surveillance discrète. Le rangement des produits de petite taille et de forte valeur près de la caisse réduit le temps disponible pour dissimuler un article. Une bonne visibilité entre les rayons, sans angle mort, complète ce dispositif, tout comme la formation du personnel à repérer les comportements qui précèdent un vol.

Ce qu'un commerçant a le droit de faire face à un voleur

Surprendre un client en train de dissimuler un article suscite souvent une réaction immédiate, mais la loi encadre strictement ce qu'un commerçant peut faire seul. La légitime défense, définie par l'article 122-5 du code pénal, permet d'accomplir un acte de défense pour interrompre un vol en train de se commettre, à condition que cet acte reste strictement nécessaire et proportionné à la gravité de l'infraction. Concrètement, un commerçant peut interpeller verbalement la personne, lui demander de restituer l'article, et prévenir immédiatement la police ou la gendarmerie, mais il ne doit jamais recourir à la force physique pour retenir, fouiller ou immobiliser quelqu'un, sauf situation de légitime défense d'une personne agressée.

La loi autorise en principe toute personne à appréhender l'auteur d'un délit flagrant, mais cette faculté reste encadrée par l'exigence de proportionnalité et expose en pratique à des risques disproportionnés par rapport à la valeur des biens en jeu. Dans la quasi-totalité des cas, la meilleure conduite consiste à signaler calmement à la personne qu'elle a été vue, à demander la restitution de l'article sans dramatiser, et à appeler le 17 si elle refuse ou tente de s'enfuir.

Dans une petite épicerie de quartier, une vendeuse remarque un client qui glisse deux bouteilles dans son sac. Plutôt que de l'intercepter à la sortie, elle l'aborde calmement et lui demande de reposer les articles ou de passer en caisse. Le client repose les bouteilles et quitte le magasin sans confrontation physique ni risque pour la vendeuse.

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L'erreur qui coûte cher

Fouiller un client, le retenir physiquement ou l'empêcher de sortir du magasin sans y être strictement contraint par une menace immédiate contre une personne expose le commerçant lui-même à des poursuites, pour violence ou séquestration, indépendamment de la réalité du vol commis. Mieux vaut perdre la marchandise que risquer une plainte croisée.

Vidéosurveillance : CNIL, autorisation préfectorale, panneau, salariés

La vidéosurveillance, que la CNIL appelle aussi vidéoprotection lorsqu'elle filme des lieux ouverts au public, constitue un outil de dissuasion et de preuve encadré par des règles précises. Les caméras peuvent filmer les zones de circulation et les zones marchandes d'un commerce pour la sécurité des biens et des personnes, y compris pour démasquer un vol commis en caisse par un salarié, mais la caméra doit alors filmer « davantage la caisse que le caissier », selon la formule de la CNIL. Deux lieux restent strictement interdits à la caméra en toute circonstance : les cabines d'essayage et les toilettes. Le système ne peut jamais servir à contrôler en continu la manière dont un salarié effectue son travail.

La durée de conservation des images est définie par le responsable du commerce, mais elle ne doit en principe pas dépasser un mois, et quelques jours suffisent en règle générale pour les vérifications nécessaires en cas d'incident. Lorsqu'une procédure pénale est engagée, les images concernées peuvent être extraites, après consignation dans un cahier spécifique, et conservées pour la durée de la procédure. Seuls les responsables de la sécurité, les agents habilités ou la direction du magasin doivent pouvoir visionner les images : elles ne doivent jamais être librement accessibles à l'ensemble des employés ou des clients.

Les obligations diffèrent selon que le lieu filmé est ouvert ou non au public. Un commerce qui filme son entrée, ses rayons ou sa caisse, c'est à dire des zones ouvertes au public, doit obtenir une autorisation du préfet du département, ou du préfet de police à Paris, après avis d'une commission départementale présidée par un magistrat. Le formulaire se retire en préfecture ou se remplit en ligne. L'autorisation est valable cinq ans et renouvelable. À l'inverse, un local non ouvert au public, comme une réserve ou le fournil d'une boulangerie, relève simplement du RGPD, sans formalité préfectorale, mais avec une inscription obligatoire au registre des traitements.

Le panneau d'information affiché en permanence, de façon visible, doit comporter au minimum le pictogramme d'une caméra, l'identité du responsable, la durée de conservation des images, l'existence des droits « Informatique et Libertés » et le droit d'introduire une réclamation auprès de la CNIL, avec ses coordonnées. Le reste de l'information, prévue par l'article 13 du RGPD et l'article 104 de la loi Informatique et Libertés, peut être fourni par un autre moyen, par exemple un site internet.

SituationObligation
Zones marchandes, caisses, entrée du magasinAutorisation du préfet du département, panneau visible, registre des traitements
Réserve, bureau, arrière-boutique non ouverte au publicAucune autorisation préfectorale, mais inscription au registre des traitements
Cabines d'essayage et toilettesInterdiction absolue de filmer, quelle que soit la finalité invoquée
Salariés à leur poste de travailInformation individuelle préalable et consultation des instances représentatives du personnel
Durée de conservation des imagesEn principe un mois maximum, souvent quelques jours suffisants en pratique

Concernant les salariés, l'employeur doit informer individuellement chaque personne filmée avant l'installation, par exemple au moyen d'un avenant au contrat de travail ou d'une note de service, et consulter les instances représentatives du personnel lorsqu'elles existent. Le principe de proportionnalité s'applique également : un dispositif qui placerait un salarié sous surveillance constante serait jugé manifestement excessif par la CNIL, qui a déjà mis en demeure des employeurs dans ce type de situation. L'enregistrement du son par une caméra de vidéoprotection reste par ailleurs interdit dans la quasi-totalité des cas.

Chèques, cartes et paiements frauduleux

Les faux moyens de paiement recouvrent plusieurs situations bien différentes. Le chèque volé ou falsifié reste le moyen de paiement affichant le taux de fraude le plus élevé, même s'il a nettement diminué ces dernières années selon les rapports de l'Observatoire de la sécurité des moyens de paiement. La règle de prudence essentielle reste de ne jamais accepter d'encaisser un chèque pour le compte d'un tiers, une pratique dangereuse et illégale.

La fraude à la carte bancaire touche principalement les paiements réalisés à distance, sur internet, plutôt que les paiements de proximité en magasin, dont le taux de fraude reste comparativement faible selon la Banque de France. Un commerce qui accepte des commandes en ligne reste néanmoins exposé à l'usurpation de coordonnées bancaires volées ailleurs. La Banque de France rappelle un principe simple : aucune banque ni aucun établissement de paiement sérieux ne demande jamais de communiquer un code ou un mot de passe par téléphone, SMS ou courriel.

Une arnaque spécifique cible directement les commerçants à la caisse : le vol dit « au rendez-moi ». Un client règle un achat de faible montant avec une grosse coupure, généralement 100 ou 200 euros, puis, après avoir reçu la monnaie, prétend avoir changé d'avis, réclame la restitution de son billet en rendant la monnaie perçue, mais profite de la confusion pour conserver une partie des billets rendus. Le commerçant ne s'aperçoit du manque qu'après le départ du client.

Pour s'en prémunir, il est recommandé de ne jamais quitter des yeux le billet remis pendant la transaction, de ne pas se laisser distraire par un complice éventuel, et de ne rendre la monnaie qu'après avoir définitivement encaissé le paiement initial. Si un client insiste pour reprendre son billet après avoir reçu sa monnaie, il est plus sûr de recompter intégralement les billets avant de les restituer.

Moyen de paiementRisque principalRéflexe
Espèces, grosse coupureFaux billet ou vol au rendez-moi lors du rendu de monnaieMéthode TRI puis rendu de monnaie sans revenir sur une transaction finalisée
ChèqueChèque volé, falsifié ou sans provisionVérifier l'identité du signataire, ne jamais encaisser pour un tiers
Carte bancaire en magasinCarte perdue ou volée utilisée avant oppositionVérifier la cohérence entre le porteur présumé et le paiement
Paiement à distanceUsurpation de coordonnées bancaires volées ailleursVigilance renforcée sur les commandes atypiques

Cambriolage et braquage : prévenir et réagir

Le cambriolage vise le commerce fermé, en dehors des heures d'ouverture, tandis que le braquage se déroule en présence du personnel, sous la menace directe. Les deux situations appellent une prévention différente mais un même principe : la sécurité des personnes prime toujours sur celle des biens. Pour limiter le risque de cambriolage, il est recommandé de ne conserver que le strict minimum d'espèces en caisse en fin de journée, en privilégiant le paiement par carte et en variant les horaires et itinéraires lors des dépôts en banque. Un éclairage extérieur suffisant, des vitrines dégagées et des accès secondaires bien fermés réduisent l'attractivité d'un commerce pour un cambrioleur qui recherche la discrétion.

Un commerçant qui découvre un cambriolage en arrivant le matin doit avant tout garder son calme, ne toucher à rien et alerter immédiatement le 17. Les objets déplacés, les traces d'effraction et toute empreinte visible doivent être laissés en l'état jusqu'à l'arrivée des enquêteurs. Une fois les forces de l'ordre reparties, le commerçant peut déposer plainte au commissariat ou à la gendarmerie de son choix, qui sont dans l'obligation de l'enregistrer, puis prévenir son assurance professionnelle en respectant les délais de déclaration prévus au contrat.

Le braquage, plus rare mais plus dangereux car il implique une confrontation directe, impose une conduite différente. La priorité absolue consiste à obéir aux exigences du ou des malfaiteurs sans chercher à s'interposer ni à dissimuler des espèces. Observer discrètement l'agresseur permet ensuite de fournir aux enquêteurs des éléments utiles : taille approximative, accent, vêtements, véhicule de fuite. Une fois le ou les auteurs partis, il convient d'alerter le 17, de ne toucher à rien et d'attendre l'arrivée des forces de l'ordre avant de rouvrir le commerce.

Certains commissariats et brigades de gendarmerie disposent de référents sûreté, qui peuvent se déplacer sur demande pour évaluer les vulnérabilités d'un commerce et proposer des mesures de sécurisation adaptées.

Questions fréquentes

Comment reconnaître rapidement un faux billet en caisse ?

La méthode TRI tient en trois gestes : toucher le papier, regarder le billet à la lumière pour vérifier le filigrane et le fil de sécurité, puis l'incliner. Les coupures de 20 et 50 euros concentrent environ 80 % des contrefaçons retirées de la circulation en 2025.

Un stylo détecteur suffit-il à repérer un faux billet ?

Non. Il réagit uniquement à l'amidon du papier, un seul indice parmi les signes de sécurité d'un billet en euros, et ne remplace pas la méthode TRI.

Que faire d'un faux billet une fois identifié ?

Ne jamais le remettre en circulation, ce qui constitue un délit, et ne jamais espérer un remboursement. Il doit être remis à la police, à la gendarmerie ou à une agence de la Banque de France.

Un commerçant peut-il retenir physiquement un voleur à l'étalage ?

La loi encadre strictement cette possibilité par les conditions de la légitime défense. En pratique, mieux vaut signaler au client qu'il a été vu, demander la restitution sans confrontation physique, et appeler le 17 en cas de refus.

Quelle est la différence entre vidéosurveillance et vidéoprotection dans un commerce ?

La vidéoprotection filme les lieux ouverts au public et nécessite une autorisation préfectorale. Les caméras qui filment uniquement des lieux non ouverts au public relèvent du seul RGPD, avec inscription au registre des traitements.

Faut-il l'accord des salariés pour installer des caméras ?

Chaque salarié doit être informé individuellement avant l'installation, et les instances représentatives du personnel, lorsqu'elles existent, doivent être consultées au préalable.

Comment reconnaître l'arnaque au rendu de monnaie ?

Un client règle un petit achat avec une grosse coupure, puis réclame la restitution de son billet en prétextant un changement d'avis, tout en conservant discrètement une partie des espèces rendues. Ne jamais quitter le billet des yeux et recompter la monnaie avant de la restituer limite ce risque.

Retrouvez tous les réflexes contre les arnaques qui visent les entreprises sur la page d'accueil.

Vous pensez avoir été victime ?

  1. Agissez vite pour limiter la perteAppelez votre banque pour tenter de bloquer ou de rappeler le paiement, faites opposition sur la carte ou les chèques, changez les mots de passe exposés.
  2. Gardez les preuves et portez plainteMessages, factures, relevés, captures d'écran : tout sert. Plainte au commissariat, à la gendarmerie, par courrier au procureur ou en ligne pour certaines escroqueries sur internet. Le détail : porter plainte pour escroquerie.
  3. Faites-vous aider et signalez17Cyber pour une attaque informatique, Info Escroqueries au 0 805 805 817 (appel gratuit), 33700 pour un SMS frauduleux. Urgence : 17 ou 112.